Carnet Pratique : préparer un voyage au Svalbard

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Terre extrême du grand nord, destination rêvée pour les amoureux de paysages sauvages et intacts, le Svalbard est un voyage d’exception, qui se vit intensément. Nous avons eu la chance de découvrir cet archipel durant l’été 2018, et plus précisément l’île du Spitzberg et l’Isfjord. Nous avons réuni un maximum d’informations dans ce carnet pratique, afin de vous aider à faire connaissance avec cet archipel, et préparer au mieux votre voyage !

Alors, comment organiser son voyage au Svalbard / Spitzberg ? On vous dit tout dans notre guide pratique !

 

 

 

 

Quand partir au Svalbard ?

Situé dans l’arctique l’extrême, l’archipel profite du soleil continu en été, et de la nuit polaire en hiver. Tout dépendra des activités qu’on souhaite y faire.

• L’été, de juin à mi septembre, sera la période idéale pour le trekking, les croisières et les expéditions en kayak de mer, la température moyenne est de 0°C à 5°C.

D’octobre à février, le soleil ne se lève pas. Les activités sont très limitées mais pas impossibles. On ne verra pas beaucoup les paysages mais en revanche, l’observation des aurores boréales est possible 24h/24 ! La température est assez glaciale, entre -15°C jusqu’à -30°C…

De mars à mai, le soleil arrive petit à petit, les journées seront de plus en plus longues, et l’enneigement toujours présent. C’est la bonne période pour faire des activités hivernales, comme du chien de traîneaux, des excursions en moto-neige ou en ski de randonnée et des expéditions en ski-pulka. Les nuits sont toujours là, l’observation des aurores boréales est possible. Côté températures, il fait aux alentours de -10°C.

 

  Renseignez-vous sur la durée d’ensoleillement au Svalbard, jour par jour et mois par mois, sur ce lien  : timeanddate.com

 

 

Se rendre au Svalbard, en avion

Depuis Paris, avec une escale à Oslo. Deux compagnies proposent des vols réguliers, deux vols par jour en été, et au moins un par jour en hiver, avec les compagnies SAS et Norwegian. Il y a un vol direct jusqu’à Longyearbyen (3 heures de vol), et un autre qui fait une petite escale à Tromso. Comptez entre 300€ et 700€ pour un billet Paris-Longyearbyen, en fonction de la saison et des dates de réservation.

 

Les formalités pour voyager au Svalbard

Aucun visa est nécessaire pour voyager dans l’archipel du Svalbard. Contrairement à la Norvège continentale, le Svalbard n’appartient pas à l’espace Schengen, il faut donc être muni d’un passeport pour y entrer.

 

 

 


Visiter le Svalbard

Les activités à faire dans le grand nord

L’archipel du Svalbard, et plus précisément l’île du Spitzberg s’ouvre de plus en plus au tourisme, alors qu’il y a encore 30 ans, ce dernier était inexistant. Ici, c’est l’arctique extrême, et le pôle nord n’est qu’à 1300 kilomètres. L’archipel est très peu habité, la ville principale étant Longyearbyen. Comme au Groenland, il n’y a pas de routes et on se déplace principalement en bateau. Accueillant l’aéroport, Longyearbyen est le point de chute et le lieu de départ de nombreuses croisières et expéditions. Véritable destination prisée des amoureux de la nature et des passionnés d’aventure, on y fait de la randonnée, du kayak, du ski, ou encore du chien de traîneaux. Chaque saison offre des expériences différentes, et des paysages contrastés, entre grands espaces, fjords et glaciers.

Parmi les activités les plus prisées, l’observation animalière et surtout, la quête de l’ours blanc. Même si des ours peuvent être observés aux alentours de Longyearbyen, les chances d’en voir sont assurés lors des croisières, à bord de bateaux qui montent généralement plus au nord, vers la Baie du Roi, et qui peuvent également faire le tour de l’archipel.

 

Cohabiter avec les ours blancs

La particularité du Svalbard est la présence importante des ours polaires sur ce territoire : en effet, ils y sont plus nombreux que les hommes. On estime que leur nombre s’élève à environ 3000…! La vie s’axe donc autour de la présence de cet animal. La majorité des habitants possèdent une arme, les chiens de traineaux sont enfermés, les cours d’écoles prennent des allures de prison, encerclées par du grillage haut de 3 mètres… c’est assez insolite à voir. Il est important de préciser que l’ours blanc est un animal protégé, et que les armes sont une simple prévention, à utiliser uniquement en cas d’attaque (ce qui reste très rare).

C’est surtout lorsqu’on campe en pleine nature, qu’il y a des habitudes et des gestes de prévention à adopter : éloigner la nourriture des tentes, rester groupé, veiller la nuit en se relayant pour les tours de garde, et avoir un pistolet lance fusée sur soi au moment d’aller aux toilettes ! Un objet qui peut nous faire peur, mais qui sert avant tout à faire fuir l’animal, qui pourrait se montrer trop curieux. Si chaque geste préventif est mis en place, la cohabitation se passe bien et l’ours ne fait que passer son chemin.

 

 


Les règles de bon sens à respecter

Dès l’instant où l’être humain pose le pied sur les terres sauvages et intactes de cet archipel, il y a obligatoirement un impact, aussi minime qu’il puisse être. Comme on dit, le touriste invisible n’existe pas… Plusieurs règles sont à respecter, officielles ou bien de bon sens, afin de garder la nature intacte et protéger la faune sauvage. Nous citons ci dessous quelques règles de bon sens écrites dans le livret sur l’Isfjord que nous avons acheté sur place, et qui résument parfaitement l’attitude à adopter lors d’un voyage dans l’arctique, si fragile et si menacé (avec quelques mentions personnelles ajoutées) :

 

• Ne pas jeter de détritus dans la nature, ne laisser aucune trace durable.

• Ne pas déranger les animaux et les oiseaux, n’oubliez pas que c’est vous l’invité.

• Ne pas cueillir les fleurs, respecter la biodiversité. (Toute la flore est protégée au Svalbard, il est d’ailleurs interdit d’établir un campement sur les rares endroits où c’est vert, la tente se plante dans la neige, ou sur les cailloux !)

• Ne pas détruire ni endommager les biens culturels. Toute trace d’activité humaine antérieure à 1946 est classée bien culturel et est protégé par la loi. (D’ailleurs, il est interdit de camper à moins de 100 mètres d’un bien culturel, tel qu’une cabane en ruine)

• Il est interdit d’aller à la rencontre ou d’attirer les ours polaires. Ils peuvent être très dangereux, mais ils sont également (et surtout) très vulnérables.

• Ne pas s’aventurer hors des zones habitées sans une arme à feu, et sans savoir comment s’en servir avec sécurité.

• Pour tout voyage en individuel et en autonomie hors de la zone 10, signaler son itinéraire au gouverneur du Svalbard.

• Pour votre intérêt et celui de l’environnement, il est recommandé de partir en excursions organisées.

 

 

 

 

La nécessité de faire appel à un guide

Vous l’aurez compris, le Svalbard représente une terre extrêmement sauvage où voyager par soi-même demande une certaine organisation. Tout dépend du projet envisagé et des connaissances qu’on peut posséder : il est tout à fait possible de venir à Longyearbyen, mais il y aura quasiment rien à faire hors de la ville sans être armé, passer par une agence ou un guide local. Pour une simple raison de sécurité, nous vous conseillons de partir accompagné par un guide, sauf si vous avez un permis de port d’arme et que vous connaissez parfaitement le climat et le milieu de vie de l’arctique.

Pour ceux qui souhaitent explorer le Svalbard en autonomie, il faudra tout d’abord régler le problème de l’arme à porter obligatoirement pour toute sortie hors de la ville.  Le permis pour louer un fusil sur place est à obtenir sur le site du Sysselmannen, il faudra joindre un extrait de casier judiciaire vierge, au préalable traduit en anglais ou en norvégien par une personne agrée. Une fois le permis délivré, il est valable 3 mois. Il faudra déclarer son itinéraire prévu (toujours sur le site du Sysselmannen) si on prévoit de sortir de la zone 10 (voir la carte).

 

 

 

Faire le choix de partir avec une agence

Nous avons longtemps pesé le pour et le contre, et vu l’organisation (et la complexité des tours de garde au camp, en étant que 2) pour découvrir le Svalbard en individuel, on a préféré jouer la sécurité (et la sérénité) et se tourner vers une agence. Nous avions une envie bien précise : celle d’explorer le Spitzberg de façon totalement immersive dans la nature sauvage, et dans le respect de l’environnement. Un itinéraire en kayak-rando-bivouac paraissait idéal ! Très rapidement, nous avons repéré les circuits de l’agence Grand Nord Grand Large, et nous sommes revenus de ce voyage conquis, on ne peut que vous la conseiller chaleureusement…

Grand Nord Grand Large, c’est plus de 30 ans d’histoires polaires crées par des fondateurs complètement mordus des terres arctiques : Nicole et Jean-Luc Albouy. Depuis, l’agence a fait un beau bout de chemin et est devenue une agence spécialisée en voyages polaires. Elle propose des circuits diversifiés dans les différents hémisphères : croisières, trekking, kayak,…

 

L’organisation d’un séjour en kayak avec Grand Nord Grand Large, comment ça se passe ?

Sur place, tout est organisé de A à Z. Une partie de l’équipement est fourni (tentes, kayaks, popotes et couverts, sacs et combinaisons étanches, bottes et gilet de sauvetage). Un guide francophone nous accueille à l’aéroport de Longyearbyen (c’est lui qui nous accompagnera sur tout le séjour). Très rapidement, on est mis dans le bain avec la distribution du matériel spécifique au kayak et l’essai des combinaisons. Après une nuit à Longyearbyen l’aventure commence, un bateau dépose le groupe au premier camp de base, et c’est ensuite parti pour 7-8-10 ou 11 jours dans la nature, selon les circuits, en itinérance dans les fjords. Le guide navigue sur un kayak simple, et le reste du groupe est à deux par embarcation. Il faut donc apprendre à se coordonner…!

Le camp, qui est constitué de plusieurs tentes 2 places et d’une grande tente mess (tipi) qui sert de « salon/cuisine », se monte en groupe, chacun participe aux tâches quotidiennes (vaisselle, tours de garde). Le guide est aussi le cuisinier, chaque repas est réfléchi en amont, ainsi que les encas à grignoter en randonnée ou en kayak. Il est aussi possible d’adapter les repas en fonction des régimes, par exemple : nous avions précisé quelques semaines avant le voyage, que Betty était végétarienne, notre guide John avait du coup tout prévu sur place !

Nous étions un groupe de 10 personnes, en comptant notre guide de l’agence Grand Nord Grand Large. Généralement habitués aux voyages « qu’à deux », nous appréhendions un peu de passer 10 jours en bivouac dans la nature avec autant d’inconnus. Et finalement, nous en gardons un beau souvenir ! Nous étions entre passionnés de voyage, et nous avons partagé de beaux moments de complicité et de rigolade. Nous étions « les deux petits jeunes » du groupe, c’était drôle !

 

  Découvrir les différents itinéraires au Spitzberg, été comme hiver, sur : gngl.com

 

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Le budget d’un voyage au Svalbard

 

Comme dans toutes les destinations arctiques, la vie y est assez coûteuse. Ajoutez à cela le fait de ne pas pouvoir sortir de la ville sans payer une excursion guidée, et le budget explose. Un voyage au Svalbard est donc un voyage qui se prépare financièrement. Voici des exemples de prix pour les dépenses à prévoir :

 

Les billets d’avions : entre 300€ et 700€ pour un Paris-Longyearbyen (selon la saison et l’anticipation de la réservation)

Un trajet en bus de l’aéroport à la ville : environ 13€ (infos par ici)

Une nuit d’hôtel ou guesthouse à Longyearbyen : entre 120€ et 250€ la nuit, pour deux. Les nuits à 120€ étant des guesthouse avec sanitaires communs.

Un repas au restaurant : environ 37€ pour un plat-dessert

Une activité à la journée : 100€/130€ par pers. pour une journée randonnée ou kayak

 

Et pour les séjours tout organisés, voici deux exemples :

13 jours, itinéraire en kayak (circuit de l’agence gngl) : 2700€ /pers (le prix comprend le transport aérien depuis Paris, l’encadrement d’un guide, la pension complète durant l’expédition, 3 nuits à Longyearbyen, et le prêt de l’équipement kayak et des tentes). Ajouter environ 100€ pour les repas à Longyearbyen + le pourboire pour le guide.

Une croisière pour observer les ours polaires : entre 3000€ et 7000€ /pers selon la durée du séjour (sans compter le transport aérien).

 

 

 

 

 

 

Notre itinéraire de 13 jours au Spitzberg, en kayak et randonnée, avec l’agence Grand Nord Grand Large

 

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Notre séjour s’est fait dans le fjord principal de l’île du Spitzberg, qui est l’Isford. Il existe d’autres circuits possibles, dans d’autres secteurs de l’Isfjord, ou encore dans la Baie du Roi, plus au nord. Ce circuit, alliant randonnées et itinérance en kayak, est un merveilleux compromis pour découvrir une région du Svalbard en prenant le temps, dans le respect de la nature. Le notre a duré 13 jours, il existe d’autres séjours plus courts (8 jours, par exemple). Il faut avoir une bonne condition physique (être habitué à randonner sur divers terrains), et ne pas être dérangé par le fait de passer 8 ou 9 nuits en bivouac, sans douche et sans réseau. On est « into the wild« , réellement. Concernant le kayak, il n’y a pas besoin d’avoir un entraînement spécifique, une certaine endurance à l’effort sera une bonne chose, surtout pour les (rares) journées où on peut parcourir 20 km.

 

Voici l’itinéraire que nous avons (en partie, vous comprendrez vite pourquoi!) réalisé en juillet 2018, Fjords et glaciers en kayak (circuit gngl) :

 

Jour 1 : Vol jusqu’à Longyearbyen, arrivée tard le soir, distribution du matériel et nuit dans une guesthouse.

Jour 2 : Embarquement sur le bateau qui amène au premier camp, Diabasodden. (nos bagages étant retardés, nous avons passé cette journée à Longyearbyen)

Jour 3 : Randonnée aux alentours (comme aux falaises ornithologiques de Grønsteinfjellet). (nos bagages étant retardés, nous avons passé cette journée à Longyearbyen)

Jour 4 : Randonnées aux alentours. (Après avoir récupéré l’un de nos bagages, nous avons rejoint notre groupe le soir)

Jour 5 : Démontage du camp, traversée du Fjord en kayak pour rejoindre le nouveau camp de base à l’entrée du Templefjord.

Jour 6 : Randonnée sur les hauteurs du fjord.

Jour 7 : Démontage du camp, et court trajet en kayak pour le prochain camp, plus près du glacier Tuna. Randonnée sur le sommet qui domine le camp.

> Lire le récit de la première partie de notre aventure polaire

Jour 8 : Journée de navigation et de randonnée près du glacier. Retour au camp.

Jour 9 : Démontage du camp et longue route en kayak jusqu’au dernier lieu de bivouac, à Gipsvika.

Jour 10 : Randonnées dans la vallée de Gipsvika.

Jour 11 : Démontage du camp, et embarquement sur le bateau qui passe chercher le groupe. Visite de Pyramiden et retour à Longyearbyen. Nuit en Guesthouse.

Jour 12 : Visite de Longyearbyen, avion dans la nuit.

Jour 13 : Arrivée en France.

> Lire la seconde partie du notre récit de notre aventure polaire

 

 

Que faire à Longyearbyen : nos bonnes adresses

 

La ville la plus au nord du monde est très petite, mais elle n’en reste pas moins animée et moderne ! Si vous avez lu nos récits, vous avez pu voir que nous avons passé plus de temps que prévu à Longyearbyen… de quoi tester plusieurs restaurants, et même des activités. Pour rappel, la ville est entourée de nature brute, et les routes hors de la ville sont inexistantes. La faune sauvage y est très présente (on a vu des renards et des rennes dans les rues de Longyearbyen) et la présence des ours blancs préconise de ne pas sortir de la ville sans porter une arme. Malgré sa petite taille, il y a quelques activités vraiment chouettes à y faire, ainsi que des sorties à la journée accompagnées d’un guide local.

 

 

Visiter Longyearbyen, que voir et que faire dans la ville la plus septentrionale de la planète ?

 

 

VISITES

 

Le Svalbard Museum : le musée retrace l’histoire naturelle et culturelle du Svalbard. La visite est passionnante, et permet de comprendre l’histoire du pays, des premiers chasseurs à l’arrivée du tourisme, en passant par l’industrie minière. C’est aussi l’occasion de se sensibiliser à l’environnement de cet archipel du grand nord. On y trouve aussi une boutique avec de beaux souvenirs à ramener dans sa valise, ainsi que de nombreux ouvrages et des cartes du pays (il y en a même en Français). Tarif de l’entrée : 90Kr (environ 9€50) – Site web et horaires d’ouverture : svalbardmuseum.no

Global Seed Vault, la réserve mondiale de semences : construit au cœur d’une montagne de permafrost, là où le sol est gelé en permanence,  dans un lieu sauvage et préservé, cette réserve abrite des milliers de graines qui représentent la diversité végétale qu’on a la chance d’avoir sur notre planète. Une façon de sauvegarder et de protéger notre patrimoine naturel, loin de toute nuisance. Le bâtiment n’est pas ouvert au public, mais il y a quelques agences qui proposent de s’approcher de cet endroit incroyable, avec les explications d’un guide. Plus d’infos sur : seedvault.no & wildlife.no

Wildphoto Travel Gallery : pour admirer de magnifiques images du Svalbard. Ils proposent également des voyages d’exception orientés photographie (si ça vous intéresse, commencez déjà à faire vos économies…). Entrée libre – Site web : wildphoto.com

Svalbard Kirke, l’église de Longyearbyen : située sur les hauteurs de la ville, l’église est ouverte 24h/24. Aussi mignonne que les églises islandaises, elle vaut le détour.

 

 

BONNES ADRESSES

 

Coal Miners’ Cabin : une guesthouse située tout au sud de la ville, non loin du site de permaculture. Elle est composée d’un bâtiment avec restaurant et boutique, et de bâtiments extérieurs comprenant les chambres, sanitaires, salon commun et cuisine commune. Le centre de la ville est à 15-20 minutes à pied. Tarif : 150€ la chambre double avec sdb commune et petit déjeuner – Réservations

Camping de Longyearbyen : l’hébergement le plus économique en été ! Il est juste à côté de l’aéroport, face au fjord. Un peu excentré, il faudra marcher un peu pour rejoindre le centre et les commerces (4km). Des tentes et des vélos sont disponibles à la location. Tarif : 150 NOK par pers et par nuit (environ 16€) – Site web et réservations : longyearbyen-camping.com

Svalbar : le bar de la ville, où il y a toujours de l’ambiance. On y mange aussi très bien (nous vous conseillons le Svalbar burger…). Site web : svalbar.no

Kroa : un restaurant où on est plongé dans une ambiance chaleureuse et nordique, le genre d’endroit où on se faufilerait volontiers lors d’une grosse tempête de neige ! On y mange de bonnes pizzas. Site web : kroa-svalbard.no

L’office du Tourisme : le lieu de passage quasi obligé pour récupérer un peu de documentation, et demander des conseils. Le petit + : on peut y faire tamponner son passeport et repartir avec un joli tampon à l’effigie de l’ours polaire…!

 

  Voir les hébergements à Longyearbyen

 

 

ACTIVITÉS DEPUIS LONGYEARBYEN

 

Randonnées : C’est sûrement l’activité guidée la plus accessible à faire lorsqu’on visite le Svalbard. Les itinéraires ne manquent pas en partant de la ville : on peut gravir l’un des sommets qui domine Longyearbyen, ou encore rejoindre le glacier non loin de la ville. Tarif : à partir de 790 NOK (environ 83€) – Infos et réservations : wildlife.no

Excursion en kayak : on peut tout à fait faire un tour en kayak sans partir plusieurs jours. Nous avions fait une sortie en soirée, de quelques heures seulement, avec une traversée de la baie de Longyearbyen jusqu’à des cabanes historiques. Tarif : 990 NOK pour une sortie le soir, 1290 NOK pour la journée (entre 100 et 130€) – Infos et réservations : wildlife.no

Journée en bateau jusqu’à Pyramiden : l’excursion en bateau amène jusqu’à la ville fantôme de Pyramiden, une ancienne ville minière russe, aujourd’hui abandonnée. Avant d’accoster et de suivre la visite guidée dans la ville, le bateau longe le glacier Nordensköld, et propose un barbecue sur le pont. C’est aussi l’occasion d’observer depuis le bateau des phoques, belugas, et pourquoi pas des ours ! Tarif : 1950 NOK /pers (environ 200€) – Infos et réservations : htg.svalbard.no

Excursions en chien de traineaux : été comme hiver, sur roulettes ou sur la neige ! C’est une activité phare à faire depuis Longyearbyen, et une expérience inoubliable nous en sommes certains. Retrouvez les différentes sorties à chiens, toute l’année, sur le site de Visit Svalbard : visitsvalbard.com/dog-sledding – Tarif : 1450 NOK /pers (environ 153€)

 

 

coal miners cabin spitzberg

Au Coal Miners’ cabin

 

 

 

Vêtements et équipement pour le Svalbard en été

 

Partir en autonomie au Spitzberg

Même si on choisit de partir accompagné par une agence, la question du matériel à emporter est primordiale. Une aventure de plusieurs jours en pleine nature, où on va vivre en autonomie n’est pas anodine. On vous partage ici la liste du matériel nécessaire pour un voyage orienté trekking / kayak :

 

Tente 3 saisons : de préférence avec une entrée pour y glisser les sacs et chaussures (équipement généralement fourni par l’agence si on part avec un groupe).

Matelas ultra light + couverture de survie : auto-gonflant ou gonflable. Indispensable pour bien dormir sans avoir mal au dos toute la nuit, il isole également du sol froid. Les auto-gonflants seront pratiques sur le moment, alors que les gonflants seront plus légers et compressibles. La couverture de survie apportera une isolation supplémentaire au sol froid.

Réchaud, popote, et couverts : pour info, les magasins d’équipement de montagne sont nombreux à Longyearbyen et il est facile de trouver des bouteilles de gaz. (équipement généralement fourni par l’agence si on part avec un groupe)

Gourde isotherme : pour maintenir au chaud l’eau qui sert à faire les repas hors bivouac (ou pour le thé, l’eau fraîche…)

Sac de couchage : selon la météo, les nuits peuvent être fraîches au Svalbard en été (ou douces s’il n’y a pas de vent, et que le soleil tape toute la nuit sur la toile de tente…!).  Nous vous conseillons d’emporter un sac de couchage avec une température de confort à -5°c, limite -10°c, extrême -30°c (le Deuter Astro Pro 600 a un excellent rapport chaleur/encombrement).

Bâtons de marche : optionnel, mais pratique pour descendre les pierriers.

Lunettes de soleil + crème solaire indice 50 + stick à lèvres : on a beau être dans un pays froid, le soleil peut s’avérer traitre. Il faut penser à se protéger le visage avec des bonnes crèmes solaires. Une crème en stick pour visage et lèvres est parfaite !

 

Les petits plus :

Sac en soie : on se glisse dans ce petit sac avant de rentrer dans son sac de couchage, cela permet de rajouter quelques degrés de chaleur, ou bien de garder une certaine hygiène ! (le sac de couchage est moins facile à laver que le petit sac en soie).

Petite serviette en microfibres : pour la toilette.

Cache yeux : pour pouvoir dormir facilement… parce qu’il fait tout le temps jour !

 

Matériel spécifique au kayak :

L’agence prête les combinaisons étanches, bottes, manchons, et 1 sac étanche de 30L pour ses affaires personnelles + un sac de 60L pour deux, contenant les duvets, tapis de sol, et autre équipement individuel de bivouac. Il faudra prévoir un petit sac à dos pour les randonnées à la journée. Pour les plus frileux, nous vous conseillons d’emporter une paire de gants en néoprène (malgré les manchons, les mains sont tout le temps mouillées et il fait vite froid). Il est aussi conseillé d’avoir une vielle paire de chaussettes (genre chaussette de ski) pour mettre entre la combinaison étanche et les bottes, ainsi qu’un bonnet qui ne craint pas de prendre les éclaboussures d’eau de mer.

Comment s’habiller

1 ou 2 pantalons  : déperlants et stretch, pour être à l’aise dans les mouvements et se protéger d’une pluie fine. Un intérieur revêtu d’une fine couche de polaire sera plus adapté.

Un collant fin : en laine mérinos par exemple. A glisser sous le pantalon pour un apport de chaleur supplémentaire (où sous la combinaison de kayak). Il peut aussi servir de « pyjama » la nuit.

2 hauts techniques : ce sera la première couche. On conseille de les prendre en laine mérinos (200g/m2) pour éviter les odeurs, surtout sur des longs séjours en autonomie.

Une polaire : chaude et respirante.

Une doudoune compressible : elle est l’assurance chaleur ! Nous avons porté les nôtres presque tous les jours, c’est donc un élément important.

Une veste Gore Tex : pour se couper du vent et affronter les éventuelles intempéries.

2 ou 3 paires de chaussettes de randonnée : pas trop épaisses mais chaudes. Une paire en grosses mailles à porter la nuit est un confort supplémentaire pour les frileux !

Gants, bonnet, cache cou…

Chaussures de trekking montantes en Gore Tex : il est important d’avoir la cheville maintenue quand on randonne sur ces terrains difficiles et sans sentier, ainsi qu’une imperméabilité irréprochable pour affronter la pluie, les traversées éventuelles de rivières, ou les terrains humides.

 

 

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 Parés pour partir dans l’arctique extrême !

Notre équipement pour ce voyage au Spitzberg : hauts en mérinos Icebreaker – Doudoune Patagonia ou Haglofs – Pantalon Trangoworld trx2  – Gants Black Diamond – Gourdes isothermes 1L Hydroflask – Trousse de toilette Osprey – Chaussures de randonnée Kayland Micro Plume – Couteau Opinel – Sacs en soie + coton Sea to Summit

 

Trousse de premiers soins

Il est nécessaire d’emporter de quoi se soigner, lorsqu’on se rend dans des espaces sauvages situés à plusieurs heures de bateau de la ville : anti-douleurs, anti-diarrhéique, anti-inflammatoire, pansements, nettoyant yeux, lingettes désinfectantes, pansements, patchs anti-ampoules, baume à l’arnica, un peu de biafine. On peut aussi y glisser des lingettes pour se faire la toilette. L’eau est généralement bonne dans les rivières, mais quelques pastilles type micropur peuvent être glissées dans la trousse de secours.

La question du matériel photo en kayak de mer

Nous nous sommes longuement questionné sur le matériel qu’on choisirait d’emporter. Bien qu’on puisse partir avec plus de confort qu’en trek, les emplacements sont limités dans les kayaks…!

Nous avons tout de même emporté un reflex + 3 optiques, ainsi que le trépied photo, le drone et une Gopro, et un sac étanche supplémentaire (personnel) de 20L. Lors des déplacements sur l’eau, le drone était rangé dans un compartiment du kayak, la Gopro était autour du cou. Le reflex avec les optiques étaient dans une sacoche (parfois même dans une serviette en micro fibres en +), glissée dans le petit sac étanche de 20L que nous avons accroché au filet situé à l’avant du kayak, afin de pouvoir accéder au matériel facilement.

Avant de partir, nous avions investi dans une housse étanche pour reflex, craignant les éclaboussures d’eau de mer sur le boitier. Testée, mais pas vraiment validée quand on passe son temps à régler l’ouverture et la vitesse (mode manuel), et qu’on zoom ou dezoome l’optique, ces deux gestes étant quasi impossibles à réaliser avec cette protection…! On retiendra donc son efficacité si vous photographiez en mode automatique, et avec une focale fixe.

Du coup, comment avons nous fait pour réaliser sereinement des photographies avec un reflex, depuis le kayak ? Et bien, l’appareil photo a été sorti uniquement sur une eau calme, en étant à l’arrêt (ou presque). Il fallait donc faire très attention…! Et le reste du temps, la Gopro faisait l’affaire.

Petit aparté concernant les batteries : Il fallait tenir plus d’une semaine, on avait pris beaucoup de batteries de rechange pour notre équipement photo et vidéo. 6 batteries pour le reflex, 3 pour la gopro, et 2 pour le drone. Pour pallier aux besoins éventuels de recharges supplémentaires, nous avions une batterie PNY slim 20 000, sur laquelle nous branchions la Gopro, un chargeur USB pour batteries Canon, et éventuellement les téléphones.

 

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Faire un voyage d’aventure au Svalbard : l’importance de prendre une assurance

 

Situé à mi-chemin  entre la Norvège et le pôle Nord, le Svalbard est une terre du bout du monde où il y a peu de traces humaines. Tout séjour de longue durée se réalise généralement à plusieurs heures de bateau de Longyearbyen, l’unique ville.

Il y a tout d’abord le côté santé : une blessure demande un rapatriement (bateau, hélico, motoneige…) jusqu’à Longyearbyen, où les centres médicaux sont assez limités, et selon la gravité de la situation, un rapatriement jusqu’en Norvège pourrait être nécessaire.

Ensuite, il y a les problèmes liés à l’aérien : pour ceux qui ont lu nos récits sur ce voyage, vous avez compris que nous sommes la preuve qu’il faut absolument partir avec une assurance pour ce genre de voyage. Nos bagages sont restés bloqués durant plusieurs jours à l’une de nos escales, à Amsterdam. Nous avons donc atterri à Longyearbyen avec presque rien, si ce n’est quelques vêtements légers qu’on porte en France en cette saison (heureusement, nous avions nos doudounes compressibles au fond du sac cabine). Afin de partir rejoindre notre groupe, nous avons été contraints de racheter sur place, pour l’un de nous deux, tout l’équipement nécessaire au type d’expédition que nous nous apprêtions à réaliser. Et au prix des vêtements et chaussures techniques, ça monte vite… C’est dans ces moments-là qu’on est content d’avoir une assurance qui rembourse une partie de tout cela…!

 

Livres, cartes et guides de voyage spécial Svalbard / Spitzberg

 

Il existe encore très peu de guides papier pour préparer un voyage au Svalbard. Les guides généraux comme Lonely Planet ou Routard sur la Norvège contiennent généralement un petit chapitre sur le Spitzberg, mais rien de très poussé. Le guide dédié à l’archipel du Svalbard le plus complet est sûrement celui de Grand Nord Grand Large (ils possèdent aussi d’autres guides sur d’autres destinations, dans leur librairie polaire). Sur place, nous avons acheté la carte touristique du Spitzberg (on la trouve aussi sur Amazon), qui est top : beaucoup d’infos écrites autour de la carte, avec des icônes d’animaux positionnées sur les zones où on peut les observer (ours, phoque, morse, oiseaux…), idéal pour cibler une zone souhaitée pour son voyage ! Il existe aussi un très bon livret sur la région de l’Isford, qu’on peut acheter en version française au musée de Longyearbyen.

 

 

(Cliquez sur les images pour commander ces ouvrages)


 

Liens utiles :

L’office du Tourisme de la Norvège

L’office du Tourisme du Svalbard

Svalbard.fr : toutes les informations sur le pays en Français

 

+ de récits de voyages

L’aventure en kayak de Marion et Vincent

Le Svalbard en hiver, par Piotr

 


 

Entrez en immersion dans nos aventures au Svalbard, à travers nos récits :

 

 

Récit de voyage au Svalbard
blog-voyage-svalbard-recit

 

 

 

Vous prévoyez de partir un jour au Svalbard ? Mettez notre carnet pratique de côté et épinglez le sur Pinterest :

 

 

 

 

N’hésitez pas à nous poser vos questions ici en commentaire 🙂

 

8 commentaires pour “Carnet Pratique : préparer un voyage au Svalbard

  1. Sarah

    Quel article super complet, merci ! Plus d’excuse pour partir maintenant, j’aime beaucoup qu’il y ait aussi des conseils de bon respect de l’environnement. Le Svalbard a l’air très bien protégé. Est-ce qu’au final vous aviez pris une assurance, santé notamment ?

    1. Betty

      Merci Sarah, on a essayé de regrouper toutes les informations utiles 🙂
      Nous avions pris l’assurance que proposait l’agence de voyage (qui est assez complète)

  2. Itinera Magica

    C’est vrai que c’est une aventure hors normes, inouïe, moi aussi je voudrais absolument un guide expérimenté pour une telle expédition. Merci pour ce beau carnet.

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