Un trek dans les Pyrénées : le tour des Pérics

Topo randonnée tour des Pérics Pyrénées

Il y a quelques semaines, nous nous sommes immergés au coeur des Pyrénées, en réalisant 4 jours de randonnée, en 4 étapes de refuge en refuge. Cela faisait un moment que nous voulions revenir dans nos montagnes pour réaliser une randonnée de plusieurs jours, alors pourquoi pas le tour des Pérics ?


Les Pérics, c’est quoi ? C’est où ?

Les Pérics, ce sont deux montagnes emblématiques situées dans les Pyrénées Orientales, non loin de Font Romeu et du lac des Bouillouses. Il y a le petit Péric, haut de 2690 mètres, et dans sa continuité le Puig Péric (aussi appelé le grand Péric), du haut de ses 2810 mètres. C’est donc tout là haut, sur le  plateau le plus élevé des Pyrénées qu’est le Capcir, que le tour des Pérics est né, imaginé par les gardiens des refuges.

Les Pyrénées, ce sont nos montagnes de coeur, nos origines, notre « chez nous » ! Et ce tour des Pérics a une saveur particulière puisque les montagnes des Pyrénées Orientales sont  les premières que Betty a exploré, depuis sa plus tendre enfance ! C’est donc avec plaisir que nous nous sommes lancés sur cette boucle, entre la Haute Ariège et les Pyrénées Orientales.

 
Jour 1 | Des Bouillouses aux Camporells

Notre première journée démarre au refuge du lac des Bouillouses. La météo est incertaine et le ciel se charge de nuages foncés… Nous croisons les doigts pour ne pas avoir de pluie et profiter au mieux de notre premier jour sur le tour ! Nous suivons le balisage rouge et jaune du GRP qui nous mène jusqu’au lac d’Aude.

Le sentier est sauvage, nous traversons des paysages brutes et préservés, loin des itinéraires habituels. D’ailleurs, nous avons croisé qu’une seule personne sur cette portion ! Nous découvrons les jolis lacs et étangs, cachés au milieu des forêts de pins. Nous suivons le GRP du tour des Pérics, et rapidement la pluie nous rattrape ! Nous marcherons d’un pas pressé, jusqu’au refuge des Camporells, les orages sévissant au dessus de nos têtes.

tour des Pérics en direction du lac d'Aude

Notre jolie découverte pour ce premier jour : un petit étang confidentiel, peu avant d’arriver au lac d’Aude

Tour des Pérics jour 1

Entre ces deux photos, nous nous serons pris une sacrée averse !

Tour des Pérics des Bouillouses aux Camporells

Premiers regards sur les fameux Pérics

 

Nous arrivons au petit refuge des Camporells, complètement détrempés ! Viviane, la gardienne, nous accueille et c’est avec une immense joie que nous nous mettons au sec. Nous essorons nos vêtements un à un, ce qui n’est pas sans nous rappeler un certain trek en Islande…  Après une pause repas, le soleil a poussé les nuages et nous en avons profité pour faire sécher tous les vêtements sur la terrasse. Nous étions plusieurs personnes dans ce cas et on peut vous dire que l’extérieur du refuge était bien coloré 🙂

Du coup, nous avons tellement couru lors de cette étape sous la pluie que nous avons eu le temps de buller toute l’après midi, et aussi profité pour faire le tour du lac des Camporells. Cet endroit est si paisible, à mi chemin entre pâturages, forêts et montagne. Quelques cloches de vaches au loin, des « ploufs » de poissons sur le lac… La vie est bien douce là haut !

L’heure du diner arrive, et c’est aussi l’heure d’un beau moment de convivialité et d’échange avec les autres randonneurs !

lac des camporells

Moments de vie autour du lac des Camporells

drone-lac-camporells-pyrenees

Vu du ciel, c’est pas mal non plus !

soirée au lac des Camporells

Quiétude de fin de journée sur le lac

 

Des Bouillouses aux Camporells | Topo Randonnée – Informations pratiques

hiking-person-silhouette-with-a-stick    11km         passage-of-time    4h30         line-chart   +500m / -250m

Du refuge des Bouillouses, descendre le long de la route pendant une vingtaine de minutes. Dans un grand virage, prendre le sentier qui monte vers le lac d’Aude, puis continuer en traversée direction NNE vers un petit col d’où la vue sur les Pérics se dégage. De là, descendre jusqu’à rejoindre le GR du tour du Capcir et le suivre le long d’un petit ruisseau, en passant à coté de la cabane de la Balmeta. Le sentier monte ensuite sur un plateau puis poursuit en traversée sous la ouest du Petit Péric, jusqu’à arriver à l’Estany del Mig au bord duquel se trouve le refuge des Camporells.

Voir le tracé GPS de l’étape sur Wikiloc

Le refuge des Camporells

Petit havre de paix situé à 2240 mètres d’altitude, le refuge des Camporells dispose d’un dortoir, d’une salle de restauration et de toilettes sèches. Il y a plusieurs emplacements pour camper autour du refuge et au bord du lac. Nous vous conseillons de réserver très à l’avance les places car, compte tenu de sa petite taille, le refuge est généralement complet tout l’été. Viviane, la gardienne, est adorable et pourra vous conseiller sur les itinéraires à réaliser dans le secteur.

Nombre de places : 19 (dortoir unique)

Prix : 38€ la nuit en demi pension

Site web et réservations : refugedescamporells.com

 

Tour des Perics refuge des camporells

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Jour 2 | Des Camporells à en Beys

C’est un magnifique lever de soleil qui nous accueille pour ce deuxième jour du tour des Pérics. Et c’est d’ailleurs ces montagnes que le soleil illumine ce matin. Le lac des Camporells s’est transformé en véritable miroir, reflétant les deux Pérics et le Puig de la Portella Gran.

camporells-lac-pyrenees-montagne

Les Pérics révélés par les lumières matinales

 

First light of the day ▪ Effet miroir au petit matin. Les deux montagnes des Pérics rougeoient avec le soleil 🏔 #TourDesPerics

Une publication partagée par Betty & Guillaume (@tripinwild) le

Nous récupérons notre panier pique-nique et bouclons nos sacs. Direction le Pic de Mortiers ! C’est en toute solitude que nous évoluons sur les pentes douces et herbeuses des Camporells. Ce secteur est étonnamment désertique, contrairement à la veille où nous côtoyons les forêts de pins. Un certain dépaysement nous envahit lorsque nous arrivons sur la crête frontalière entre les Pyrénées Orientales et l’Ariège. À 2605 mètres d’altitude le pic du Mortier est marqué par une croix, une tradition dans les Pyrénées catalanes, il représentera notre point le plus élevé de ce trek.

Nous surplombons la vallée d’Orlu, et nous remarquons que cette crête marque le début des hautes montagnes des Pyrénées. Et puis soudainement, elle se dévoile : la remarquable dent d’Orlu apparait, impressionnante par sa forme pointue.

Au sommet du Pic du Mortiers, une dernière vue sur les Pérics avant de basculer du côté de l’Ariège

D’un côté, les plateaux des Pyrénées Orientales et de l’autre, les montagnes rocheuses de l’Ariège et la Dent d’Orlu

 

Après de longues minutes de contemplation, nous continuons la crête jusqu’au Puig de Terrers, pour descendre jusqu’au col du même nom, sous un vent bien vivifiant. Il est temps d’entamer la longue descente pour rejoindre le refuge d’en Beys. Nous suivons le sentier à flanc de montagne, ponctué par quelques cabanes de bergers. Le soleil tape fort, la chaleur est de plus en plus insoutenable et nous avons vraiment hâte de rejoindre l’étang d’en Beys ! Heureusement, la beauté des paysages nous porte, ici dans la vallée d’Orlu.

Nous arriverons une fois de plus avec hâte au refuge d’en Beys, mais cette fois-ci ce ne sera pas pour enlever nos vêtements trempés mais pour boire une boisson bien fraîche ! En plus, ils ont leur propre bière faite maison et nommée « la bien méritée », alors, l’avons nous bien méritée ? 😉

La superbe vue sur les hautes montagnes Ariégeoises

Le refuge d’en Beys dans un cadre très bucolique en cette période estivale

Les petits lacs tranquilles aux abords du refuge

etang d'en beys

Les nuages montent, plongeant l’étang d’en Beys dans une ambiance mystérieuse…

Après une bonne douche ressourcante, nous aurons eu la joie de passer une fois de plus une agréable soirée, en bonne compagnie à la table de toute l’équipe du refuge. Nous qui sommes généralement habitués à bivouaquer tous seuls dans notre coin, nous découvrons lors de ce tour le plaisir d’échanger et de découvrir les expériences de chacun. Finalement en montagne, nous sommes tous animés par la même passion et ces rencontres nous réservent souvent de beaux moments !

Des Camporells au lac d’en Beys | Topo Randonnée – Informations pratiques

hiking-person-silhouette-with-a-stick    11km         passage-of-time    4h30         line-chart    +600m / -900m

Du refuge, suivre dans un premier temps le GR du tour du Capcir, jusqu’au Ras de la Sal. De là, le sentier s’élève entre roches et prairies en direction du Pic de Mortiers (bien suivre les piquets, le sentier est par endroit très peu marqué). Du Pic, continuer la crête plein nord jusqu’au Puig de Terrers et descendre au col du même nom juste en dessous. Suivre alors le sentier versant ariégeois qui descend en lacet dans la vallée d’Orlu jusqu’à une cabane dans la Jasse des Espagnols. Le sentier suit alors plus ou moins la ligne de niveau jusqu’à rejoindre le GR7, que l’on va suivre pour monter au lac d’en Beys et au refuge.

Voir le tracé GPS de l’étape sur Wikiloc

Le refuge d’en Beys

En toute honnêteté, nous avons rarement vu un refuge aussi vivant ! Julien, Sylvain et toute leur équipe ne manqueront pas de vous recevoir avec le sourire. Le refuge est grand et dispose de plusieurs dortoirs, de douches (3€ le jeton), d’un restaurant et d’une salle commune avec un coin lecture. Petit plus : des soirées à thème sont régulièrement organisées (contes, astronomie, faune et flore…).

Nombre de places : 70 (divisées en 4 grands dortoirs)

Prix : 38€ la nuit en demi pension – Panier pique-nique 12€

Site web et réservations : refuge-enbeys.com

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Jour 3 | D’en Beys aux Bésines

Aujourd’hui, nous avons une fois de plus un beau lever de soleil sur les lacs Pyrénéens ! Les nuages se sont dissipés juste à temps pour immortaliser les belles lumières autour de l’étang d’en Beys. Le décor est très minéral et annonce une étape sportive dans un relief différent.

Nous faisons les premiers pas de cette troisième journée quand de nombreux marmottons retiennent notre attention durant de longues minutes ! Qu’ils sont mignons, et très peu sauvages, notre présence ne semble pas les perturber. Nous avons entendu dire au refuge qu’il fallait presque pousser les marmottes pour passer, c’était presque ça effectivement 😉

Nous entrons dans la vallée du Faury, encaissée avec un relief rocailleux où nous avons côtoyé de gros blocs de pierres. Les nombreux ruisseaux et étangs nous invitent à nous prélasser, difficile d’y résister au milieu de cette montée !

tour des perics, étape refuge d'en beys

Encore une belle journée qui démarre depuis l’étang d’en Beys

marmottes pyrénées ariège

Dès les premiers mètres de l’étape, nous sommes arrêtés par les marmottes !

randonnée pyrénées 4 jours

En direction de la vallée du Faury

trek pyrénées ariège

Montée sportive peu avant la Porteille d’Orlu

L’étang Faury, au milieu des blocs de pierre et des fleurs

Une fois le col qui marque la sortie de la réserve d’Orlu passé, nous découvrons au loin le grand lac du Lanoux. Nous rejoignons la Coume d’Anyell qui marque le début de la descente vers le refuge des Bésines. Nous découvrons une vallée superbe et au paysage vraiment caractéristique. Il est encore différent de ceux que nous avons croisé ces derniers jours. Les rochers semblent vouloir s’associer pour former des gros blocs, où les lacs et la verdure tentent de se faire une petite place.

Nous voilà enfin arrivés au refuge des Bésines. Il fait encore beau et la terrasse au soleil est bien tentante ! Nous échangeons quelques mots avec Philippe, le gardien, sur les conditions de la vie au refuge. Nous rencontrerons aussi beaucoup de randonneurs courageux, qui s’attaquent (ou terminent) à la grande traversée des Pyrénées par le GR10, une vraie aventure ! Nous avons même croisé une dame venue tout droit de Corée pour réaliser cet itinéraire toute seule, c’est courageux !

C’est lors de notre dîner que l’orage a éclaté, et dans ces moments-là nous sommes très contents d’être en refuge et non sous une tente. Les lumières magiques ont ensuite dominé le paysage, le soleil a doré les montagnes le temps d’un instant, entre les nuages.

randonnée pyrénées ariège Bésines

Après la Coume d’Anyell, dans la jolie vallée qui mène aux Bésines

Ambiances et lumières d’après orage…

Depuis le refuge, la vue sur l’étang des Bésines

Notre lever de soleil à l’étang d’en Beys, et le coucher à l’étang des Bésines !

 

D’en Beys aux Bésines | Topo Randonnée – Informations pratiques

hiking-person-silhouette-with-a-stick    8km         passage-of-time    4h         line-chart    +600m / -490m

Après avoir longé la rive du lac à travers des prairies et des zones humides, le sentier du GR7 commence à s’élever dans les roches le long du ruisseau de l’étang Faury. La montée est ponctuée par un étang puis par un petit lac ; de là, suivre le sentier qui passe sur la droite d’un promontoire, en zigzaguant sur le bord d’un pierrier et qui finit par déboucher sur l’étang Faury. Juste au dessus, le chemin à suivre quitte le GR7 pour grimper quasiment plein est vers un col sans nom. Rejoindre alors en une rapide traversée le GR10 et le col de la Coma d’Anyell d’où le sentier descend dans des pierriers puis dans des forêts de pins ponctuées de vasques d’eau vers le refuge des Bésines.

Voir le tracé GPS de l’étape sur Wikiloc

Le refuge des Bésines

Perché sur les flancs des montagnes ariégeoises, le refuge des Bésines est un refuge très confortable, ni trop grand ni trop petit ! On y trouve toutes les commodités pratiques : restauration, douches, salle commune avec coin lecture. Nous avons aimé les dortoirs de 8 personnes maximum, c’était plus agréable d’autant plus que nous avons été plutôt au calme !

Nombre de places : 56 (divisées en dortoirs de 8)

Prix : 43,80€ la nuit en demi pension – Panier pique-nique 10€

Site web et réservations : refugedesbesines.ffcam.fr

 

Dormir dans un refuge dans les pyrénées

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Jour 4 | Des Bésines aux Bouillouses

Aujourd’hui, nous entamons cette dernière journée du tour des Pérics avec des sentiments partagés ! Les prévisions pour la journée sont vraiment mauvaises et nous sommes inquiets de devoir réaliser la plus longue étape sous la pluie… Et puis, nous sommes déjà nostalgiques de terminer notre trek, la vie 24h/24 en montagne ça nous va bien aussi 🙂

C’est dans un épais brouillard que nous reprenons le chemin, et faute de visibilité nous n’avons pas trouvé le sentier secondaire permettant de rejoindre la Coume d’Anyell. C’est donc en revenant sur nos pas par le GR10 où nous sommes passés hier, que nous rejoindrons le col ! Le balisage est difficile à voir dans les pierriers, et c’est encore pire dans les nuages. Nous entendons des cris de détresse dans notre dos… nous nous retournons et nous apercevons madame la Coréenne qui peine à trouver le chemin dans ce dédale de pierres. Guillaume en grand sauveur retourne dans le pierrier pour l’aider à se faufiler à travers les rochers, voilà, c’était le mini moment de gloire du jour 😉

Ça n’a pas raté, la pluie arrive et nous arrose de quelques averses, qui ne seront que passagères heureusement ! Nos vêtements sont épargnés et nous ne sommes pas détrempés comme le premier jour, ouf. Magie du mauvais temps, nous avons droit à des paysages mystiques, et des ambiances dignes de films fantastiques !

Gr10 Pyrénées

Entre deux pluies, un bref rayon de soleil illumine les petits étangs non loin du Lanoux

Nous voici arrivés au dernier col, la Portella de la Grava, ce qui signifie aussi la dernière descente ! La vallée de la Grave est sûrement notre vallée préférée durant ce séjour : on y traverse des grands espaces, un véritable petit paradis entre le lac du Lanoux et le lac des Bouillouses. Ce n’est sûrement pas pour rien que beaucoup de troupeaux y ont élu domicile, et ils ont bien raison ce coin est idyllique !

Le ciel est encore bas et les nuages caressent les sommets, nous avons presque l’impression d’être au milieu d’un paysage Islandais…

Paysage idyllique dans la vallée de la Grave

Le sentier est rythmé par les traversées des cours d’eau, et quand on ouvre l’oeil, de belles rencontres s’offrent à nous ! 

La jolie vallée des chevaux et des cavaliers…

Retrouver peu à peu les sapins

Après cette longue descente nous arrivons enfin au lac des Bouillouses, notre point de départ. Même si nous connaissions déjà certains secteurs, ce tour des Pérics nous a fait découvrir des paysages très variés, emblématiques de cette région des Pyrénées mais nous avons pu aussi sortir des sentiers battus ! Bref, une belle manière de s’immerger au cœur des montagnes et de leur nature brute, durant plusieurs jours.

 

Des Bésines aux Bouillouses | Topo Randonnée – Informations pratiques

hiking-person-silhouette-with-a-stick    15,6km         passage-of-time    5h20         line-chart    +630m / -690m

Du refuge, le tour des Pérics monte vers la portella de Lanos à travers une vallée parallèle à celle descendue la veille, puis rejoint le GR10 juste sous le col de la Coma d’Anyell (étant dans le brouillard, nous avons préféré remonter directement au col par le GR, la trace GPS ne suit donc pas le tracé théorique). Pour le reste de la journée, le sentier suit le GR10, en descendant tout d’abord vers la cabane de Rouzet puis en remontant vers la portella de la Grava. S’en suit une longue descente dans la vallée de la Grave jusqu’à arriver sur les rives du lac des Bouillouses. Le sentier suit alors la rive droite du lac et aboutit au barrage, point de départ de ce tour.

Voir le tracé GPS de l’étape sur Wikiloc

Le refuge des Bouillouses

Il s’agit du seul refuge accessible par la route, du coup, c’est un peu le grand luxe ! Ici pas de grands dortoirs commun, ce sont des chambres avec un lit double + un lit simple, avec un lavabo privé. Il y a également un restaurant, des douches (1€50 le jeton), et une salle commune. On y mange d’ailleurs très bien, le gardien Christophe et son équipe mettent la bonne ambiance, une mention spéciale pour Paulo le cuisinier qui nous a bien fait rire !

Nombre de places : 59

Prix : 43,80€ la nuit en demi pension – Panier pique-nique 10€

Site web et réservations : refugedesbouillouses.ffcam.fr

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Préparer le tour des Pérics

 

Dans quel sens réaliser le trek ? Par où commencer ?

Il y existe différentes options pour réaliser le tour des Pérics, et il est possible de débuter le trek à chaque étape. Nous avons choisi de partir du refuge des Bouillouses car c’est le seul refuge qui ne nécessite pas de marche d’approche. On y accède en voiture (le soir ou très tôt le matin), où en navette en journée (durant les mois de juillet et août, départ toutes les 15 minutes, de 7h à 21h depuis le Pla de Barres, 5€ par personne A/R).

Depuis les Pyrénées Orientales, il est aussi possible de commencer depuis le refuge des Camporells, qui est accessible en 1h45 de marche depuis la station de Formiguères.

On peut également commencer le tour depuis l’Ariège, cela rajoutera 3 heures de marche supplémentaire pour rejoindre le refuge d’en Beys, il en sera de même si vous choisissez de commencer au refuge des Bésines.

 

Période favorable

Compte tenu de l’enneigement et des périodes de gardiennage de certains refuges, il est conseillé de réaliser ce trek entre les mois de juin et septembre.

 

Dormir en refuge : mode d’emploi

Même si il est bien évidemment possible de réaliser le tour des Pérics en autonomie avec sa propre tente, les nuits en refuge seront un plus et permettrons de bien se reposer entre chaque étape et surtout, d’alléger son sac à dos. Nous vous conseillons de réserver les refuges à l’avance (par exemple au mois de juin, pour le tour prévu au mois de juillet), et surtout de réserver en premier le refuge des Camporells, qui est rapidement complet. Une autre information importante : il faudra régler sa nuitée sur place, en chèque ou en espèce uniquement.

Tous les refuges sont équipés de dortoirs avec des couvertures/couettes et des oreillers, de sanitaires et d’une salle commune. Niveau restauration, on peut y dormir en demi pension avec repas du soir et petit déjeuner inclus. Pour les midis, chaque refuge propose son propre panier pique nique, pensez à le demander la veille au gardien. Sachez également qu’il est possible d’avoir des menus végétariens, il suffit juste de le préciser au moment de la réservation !

Les dortoirs sont généralement ouverts à partir de 16h/17h, et les repas du soir sont servis à 19h (service unique dans la salle commune avec les autres randonneurs). Les chiens ne sont pas acceptés dans les refuges (ainsi que dans la réserve d’Orlu).

 

Quel matériel emporter dans son sac ?

Si vous dormez en refuge gardé, vous n’aurez pas besoin de grand chose dans votre sac à dos ! Voici notre liste :

  • Sac à dos 40L : la taille idéale pour emporter quelques vêtements, l’eau et le panier pique-nique, et un peu de matériel photo.
  • Poncho : Parce qu’on n’est jamais à l’abri d’une belle averse. Vous risquez de ne jamais le sortir, comme de l’enfiler dès le premier jour ! Il faudra se diriger vers un modèle qui inclut le sac à dos, afin de tout bien protéger, et qui descend jusqu’aux genoux (on n’imagine pas toute la pluie qui peut venir sur les cuisses !).
  • Veste coupe vent : à avoir pour se protéger des vents catalans 😉
  • Polaire : elle sera votre assurance chaleur ! Si vous le pouvez choisissez là respirante pour plus de confort, afin de ne pas trop suffoquer lors des grosses montées.
  • T-shirt respirant :  Ici aussi, préférez des matières respirantes, comme le synthétique ou la laine mérinos. L’avantage avec la laine mérinos est son côté antibactérien (ce qui limite les odeurs), non négligeable quand on porte les mêmes vêtements plusieurs jours de suite 😉
  • Pantalon déperlant et short : à porter tous les jours. Le côté déperlant assurera une petite protection contre une fine pluie ou le vent. Préférez des matières stretch et légères, pour plus de confort dans les mouvements.
  • Bonnet, gants légers : au cas où, car il n’est pas rare que la température baisse à cause du vent et du mauvais temps, et parce qu’il est très important de garder au chaud les extrémités du corps.
  • Chaussures de randonnée : il faudra les choisir montantes, et en matière GoreTex pour qu’elles soient imperméables. Nous ne pouvons pas vous conseiller un modèle en particulier, une paire de chaussure de randonnée se choisit au niveau du confort de chacun. Il est très important de s’y sentir bien, et surtout de les prendre à la bonne taille et ainsi éviter de terminer avec un orteil noirci !
  • Sac en soie : indispensable pour dormir en refuge, car les draps ne sont pas fournis. On se glisse dans ce petit sac sous les couvertures, cela permet de rajouter quelques degrés de chaleur, ou bien de garder une certaine hygiène !
  • Petite serviette en microfibres : pour la toilette et les douches.
  • Trousse de premiers secours : anti-douleurs, pansements, lingettes désinfectantes, patchs anti-ampoules, baume pour pieds fatigués (celui-ci est top !), baume à l’arnica, crème solaire…

À noter : il est interdit d’entrer dans les refuges avec ses chaussures de marche, il y a donc à disponibilité des sandales type Crocs pour chaque personne qui passe la nuit au refuge.

Liens et cartes pour bien préparer son itinéraire

Le site officiel du tour des Pérics : tour-des-perics.com

Carte IGN : Bourg Madame 2249 OT et Font-Romeu 2249 ET

Télécharger le tracé GPS du tour : fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=18961166

pyrénées randonnée 4 jours


CARTE


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Ce trek a été réalisé avec la complicité des gardiens des refuges d’en Beys, des Bésines, des Bouillouses et des Camporells. Un grand Merci à Julien pour la mise en place de ce beau projet !

12 commentaires pour “Un trek dans les Pyrénées : le tour des Pérics

  1. Marieke (les 3 M)

    Merci pour ces photos merveilleuses. Comme vous le savez, elles me rappellent des souvenirs parmi les plus beaux de ma jeunesse. Ma maman me répète souvent qu’au petit matin à Camporells, en sortant de notre tente de bivouac, je lui avais dit que je pouvais mourir ici, dans ce paradis (j’avais 13 ans 😉 !) Pas étonnant qu’encore aujourd’hui j’aime tant la nature ! J’y retournerai c’est sûr, comme un pèlerinage, pour montrer ces paysages à ma petite famille.
    Alors un énorme merci

    1. Betty

      Ton histoire est vraiment touchante Marieke ! Je crois que tu as laissé une partie de ton cœur là bas… C’est vrai que cet endroit est idyllique tu dois avoir hâte d’y revenir 🙂
      Merci beaucoup !

  2. serialpix

    Quel bel article! Les photos sont magnifiques! Je garde cet article dans mes favoris car on déménage en Catalogne bientôt et je constate que nous serons à 3h de route des Pérics 😀

  3. A Lokteff

    Vous êtes photographes professionnels ou randonneurs..?! 😀 Franchement, je n’ai jamais vu un blog aussi bien illustré avec des photos exceptionnelles et magiques, qui rappellent tant le périple que nous avons vécu il n’y a pas si longtemps… (29 juillet au 1er août, mais nous nous l’avons fait dans l’autre sens). BRAVO, les mots me manquent, c’est fantastique la qualité des photos..!!!!!

    1. Betty

      Ah ah un peu des deux 😉 La photographie est le métier de Betty depuis un petit moment !
      Merci beaucoup pour ce petit mot qui nous va droit au coeur ! Oh, vous aviez fait ce tour peu de temps après nous alors (nous l’avions terminé le 24!) 🙂

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