Carnet pratique Inde : préparer un voyage et un trek au Ladakh

Niché entre les montagnes de l’Himalaya et les hauts plateaux du Tibet, le Ladakh est une véritable pépite. Autant par son côté culturel avec ses nombreux monastères, que par ses paysages incroyables et la gentillesse des personnes croisées. Au mois d’août 2019, nous avons passé 3 semaines dans cette partie de l’Inde, entre visites et trekking. Voici notre guide pratique pour organiser son voyage au Ladakh !

 

 

 

Le Ladakh, c’est où ?

Le Ladakh est un petit territoire appartenant à l’Inde, qui se trouve à l’extrême nord du pays, dans une région himalayenne qui faisait partie du Jammu et Cachemire jusqu’en octobre 2019 et qui est à présent autonome. Ce secteur de l’Inde, enclavé entre le Pakistan et la Chine, a longtemps été coupé du reste du monde, et ne s’est ouvert au tourisme que dans les années 1970. De par sa proximité avec le Tibet, Le Ladakh a une influence bouddhiste et des paysages désertiques. La région a accueilli de nombreux réfugiés tibétains et elle est même surnommée le petit Tibet.

 

 

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Petite carte d’identité du Ladakh

 

Capitale : Leh

Langues parlées : Ladakhi, anglais (uniquement dans les villes et les institutions touristiques)

Monnaie : Roupie indienne ( 1€ ≅ 79 INR)

Décalage horaire : +4h30 en hiver  +3h30 en été

Formalités d’entrée : Passeport valable 6 mois + visa

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Obtenir son VISA pour l’Inde

Le visa est obligatoire lorsqu’on souhaite se rendre en Inde et au Ladakh. Il existe deux façons de l’obtenir :

  • e-visa : le plus facile ! La demande se fait en ligne sur le site indianvisaonline.gov.in/evisa , il est valable entre 30 jours et 5 ans. La demande peut se faire à partir de 120 jours avant le départ. Au moment de faire sa demande, il faut ajouter la première page de son passeport scannée (format pdf, poids entre 10KB et 300KB) + une photo d’identité scannée (format jpeg, couleur, dimensions minimum 350×350 pixels, poids entre 10KB et 1MB). On reçoit ensuite la validation du dossier par mail (24h à 72h plus tard généralement), s’il y a marqué « Granted », c’est tout bon ! On télécharge et imprime l’e-visa, à présenter à son arrivée dans le pays aux comptoirs dédiés au visa e-tourist. Il coûte entre 25$ et 80$ selon la durée, à payer en ligne au moment de la demande.

 

  • Regular visa : cette option est à envisager si on souhaite rester sur le territoire plus de 90 jours, ou si on se rend dans une zone qui nécessite un permis spécial (ce qui est le cas pour le Sikkim, les îles Laquedives, et les îles Andaman). Il faut remplir et imprimer le formulaire sur le site vfsglobal.com/india et se rendre dans l’une des ambassades de Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux ou Strasbourg. Il faut être en possession du formulaire + photocopie du passeport + 2 photos d’identité). On reçoit ensuite le visa par courrier au bout de 4 à 10 jours.

 

Les règles de visa évoluent régulièrement en Inde ; les informations ci-dessus sont celles de janvier 2020, n’hésitez pas à nous informer si vous constatez un changement !

 

 

Comment venir au Ladakh ?

 

Il faut tout d’abord se rendre à Delhi, et ensuite prendre un vol intérieur pour Leh.

Plusieurs compagnies aériennes desservent Leh, comme Vistara (c’est celle que nous avons pris, rien à redire, tout s’est très bien passé), Air India, GoAir… Le vol dure 1h30 et survole les montagnes enneigées de l’Himalaya (moment magique, réservez une place côté hublot !). Le prix du billet A/R oscille entre 70 et 200€.

Réserver son billet d’avion : nous sommes passés par le comparateur de vol Liligo.com pour réserver le billet Toulouse > Delhi au meilleur tarif. Cette plateforme est top pour comparer les prix et y voir clair sur les différents choix de vol (correspondances). Comptez entre 400 et 700€ l’aller/retour par personne depuis Paris, pour 8h30 de vol.

Pour ceux qui ont le temps, il est possible de rejoindre Leh en bus local (en passant par Manali), mais c’est très long ! (Comptez au minimum 48h de voyage sur des routes chaotiques, et privilégier la saison de l’été, car les routes sont bloquées par la neige).

 

Anecdote : l’aéroport de Leh est géré par les militaires, et leur présence est d’ailleurs très importante dans la région ! Une partie de la ville est entourée par des camps militaires sur des kilomètres, c’est dû à sa proximité avec la frontière pakistanaise. Le métier de militaire est la première carrière visée par les jeunes au Ladakh, car il est le plus accessible.

 

 

 

Se loger au Ladakh, les différents types d’hébergement

 

On trouve facilement des hôtels à Leh, mais également des Guesthouses, et nous vous recommandons chaudement de réfléchir à cette option. Les Guesthouses sont le type d’hébergement le plus répandu au Ladakh, c’est à mi chemin entre l’auberge et « chez l’habitant », et généralement on peut y dîner dans le salon/cuisine des hôtes. Ça permet d’avoir un premier contact facile avec les locaux. Les tarifs démarrent à partir d’une vingtaine d’euros la nuit pour 2.

Il existe également des Home Stay, où c’est un peu comme loger chez l’habitant. Ils proposent des chambres et un repas au sein de leur foyer contre une participation financière. On en trouve le long des itinéraires de trek ou dans les villages reculés. C’est assez spartiate, mais ça offre de beaux moments en immersion dans la vie des Ladakhis !

 

Notre logement coup de coeur à Leh : Lhachik Guesthouse. Cette adresse a été notre camp de base entre nos treks ! Ils sont adorables, la cuisine est délicieuse, ils se chargent même de s’occuper des différents permis et organisent les excursions en taxi dans la région. C’est à quelques minutes de marche du centre. On souhaitait à la base tester plusieurs guesthouses, et puis finalement on s’y est tellement senti bien qu’on a tout réservé chez eux, c’est pour dire !

 

 

 

La saison idéale pour voyager et faire du trek au Ladakh

 

La meilleure période pour visiter le Ladakh est l’été, de mi-mai à fin octobre. Pour le trekking, les mois les plus adaptés sont juin, juillet, août et septembre (afin d’éviter tout risque de neige).

Côté température, ce sera variable en fonction de l’altitude et de la météo du jour. Il fait en moyenne 20°C mais parfois la température monte jusqu’à 30°C en journée, et peut descendre à 5°C la nuit en trek (et parfois 0°C… nous avons eu des chutes de neige en plein mois d’août…!)

La saison d’hiver reste néanmoins adaptée  pour ceux qui souhaitent marcher sur la rivière glacée du Zanskar (Chadar trek).

 

Trek de Lamayuru à Chiling

 

 

Se déplacer au Ladakh

 

La solution la plus répandue et économique est le taxi local. C’est très simple d’organiser et de réserver un trajet la veille pour le lendemain, donc pas de soucis. Le plus souvent, la personne qui gère la guesthouse propose de s’en occuper et fait travailler ses amis.

Pour ceux qui souhaitent s’organiser à l’avance, il est possible de réserver et payer en ligne un taxi sur ce site : leh-ladakh-taxi-booking.com . Nous avons testé sur quelques transferts, c’était top ! (mais c’est moins cher de s’organiser sur place)

Vous pouvez également vous faire une idée des tarifs et des temps de route sur ce site.

 

Pour les plus aventureux, il est facile de louer une moto à Leh, et de parcourir les longues pistes de la région en road trip et bivouac, liberté assurée ! Il faut bien évidement avoir le permis moto, 2 ans d’expérience et un âge minimum de 21 ans. Compter maximum 2000 roupies par jour (±25€). Voici l’adresse d’un loueur dont on a entendu que du bien : ladakhbikerental.com

 

reserver un taxi au ladakh à leh

Avec notre super chauffeur de taxi sur les pistes du lac Tso Moriri

 

 

La question de l’altitude : nos conseils pour bien vivre ce voyage hors normes

 

Toute la région du Ladakh se situe en très haute altitude, et ça commence dès le début en atterrissant à Leh, qui se trouve être à plus de 3500 mètres ! Lors d’un voyage au Ladakh, on se retrouve facilement à plus de 4500 mètres d’altitude, que ce soit en trek ou sur les routes. Il y a d’ailleurs là bas les deux plus hauts cols carrossables du monde : le Taglang La (5359 mètres) et le Khardung La (5355 mètres).

Il faut savoir que chaque personne réagit différemment à l’altitude, certains le vivront bien, et pour d’autres ce sera un calvaire (c’est assez rare on vous rassure, mais ça peut arriver!). Le mal aigu des montagnes (MAM), qui se manifeste lorsqu’on prend trop rapidement de l’altitude, est donc à craindre. Ses symptômes sont le mal de tête, fatigue extrême, nausées, et dans le pire des cas, un œdème pulmonaire ou cérébral. Ce n’est donc pas à prendre à la légère !

 

Le MAM s’explique par la pression atmosphérique qui diminue en fonction de l’altitude (mais pas la composition de l’atmosphère, l’oxygène reste à 21%).

Donc, à Leh, on ne respire déjà plus que les 2/3 de l’oxygène qu’on a l’habitude de respirer.

La barrière symbolique des 50% s’atteint aux alentours de 5000m.

 

Notre expérience a été assez aléatoire : nous avons assez bien vécu l’arrivée à Leh, mais cela s’est compliqué pour l’un de nous deux (et même les 2 pour certains symptômes) dès que nous passions un palier autour de 4500/4800 mètres : essoufflement, difficulté à respirer (voir suffocation la nuit), perte d’appétit, vaisseaux sanguins qui éclatent dans les yeux à cause de la pression… Cela ne nous a pas empêché de suivre notre programme, mais il a fallu redoubler de vigilance et adapter notre rythme.

 

 

• Bon conseil numéro 1 : s’acclimater. Interdiction formelle de partir en trek courir les montagnes à peine sorti de l’avion ! Leh est une petite ville agréable pour l’acclimatation, nous conseillons d’y rester 3 jours au début du voyage. Durant ces 3 jours, on se repose, on visite tranquillement la ville et les monastères.

• Bon conseil numéro 2 : boire beaucoup. Ça aidera à lutter contre le mal de l’altitude, on nous l’a répété partout !

• Bon conseil durant les treks : à partir de 4000 mètres d’altitude, ne pas monter trop vite. Il est conseillé de faire des différences d’altitude de 400/500 mètres maximum d’une nuit à l’autre et prendre le temps de se reposer. Rien n’empêche de faire plus de dénivelé par jour (dans la mesure du raisonnable) mais lorsqu’on passe un col (ou un autre passage le plus haut), il faut bien veiller à installer son campement plus bas après le col pour respecter ce delta (par exemple, si on débute à 4000m le matin, il est possible de passer un col à 4900m, à condition de redescendre dormir à 4500m).  Ces conseils valent pour ceux qui souhaitent partir en autonomie, lorsqu’on est accompagné par un guide c’est lui qui se charge de penser à tout ça !

 

Que faire si le MAM se manifeste? Si le mal des montagnes est très important (vomissements, mal de tête), il faut redescendre, si le mal des montagnes est léger, il faut continuer de s’acclimater ! Dans tous les cas il est conseillé de boire beaucoup et se reposer. Côté médicaments, dans un premier temps prendre de l’aspirine et, si les symptômes sont trop importants, prendre du Diamox (on l’obtient sur ordonnance en France).

 

Prendre une assurance voyage ?

Nous conseillons vivement de partir au Ladakh en ayant une assurance, personne n’est à l’abri d’une cheville foulée ou d’un mal aigu des montagnes. Cela fait plusieurs voyages que nous avons souscrit l’assurance Globe Partner chez ACS. Rien à redire, le prix est abordable et on part l’esprit tranquille ! (pour le moment on n’a eu aucun bobo)

Infos et souscription : acs-ami.com

 

 

Bivouac avant d’arriver dans la vallée de la Nubra

 

Conseils en vrac

 

• Venir avec des € à changer est à conseiller : les 2 ATM à Leh sont souvent saturés ou vides et il n’est pas rare de devoir attendre plusieurs jours pour sortir de l’argent. Nous conseillons d’ailleurs de prendre ses précautions de ce côté avant de partir en excursion / trek, tout ou presque se paie uniquement en liquide.

• Toujours avoir son passeport sur soi : il y a de nombreux contrôles de police le long des routes. C’est le cas par exemple pour se rendre à Lamayuru, la vallée de la Nubra, le lac Tso Moriri…

• Attention aux zones à permis : si vous souhaitez vous rendre dans des secteurs qui sont proches des frontières avec la Chine et le Pakistan (Tso Moriri, Nubra Valley, Tso Kar), il faut obtenir un permis à Leh. Demandez conseil à la personne de l’hôtel / guesthouse, généralement ils s’en occupent sans soucis en 24h. Et sinon, n’importe quelle agence de voyage sur place peut le délivrer. La durée de validité est de 7 jours, et il faut veiller à avoir plusieurs exemplaires pour en donner un à chaque contrôle de police. Comptez environ 700 roupies par personne (±9€).

• La nourriture / l’eau : il y a beaucoup de cuisine chinoise, tibétaine, indienne. Dans les restaurants ce n’est généralement pas trop épicé ! Le seul endroit où nous avons eu du mal à manger à cause des piments était au buffet d’un hôtel dans la vallée de la Nubra, un secteur dont les touristes indiens raffolent, ce n’était donc pas étonnant d’avoir des plats super épicés (la normalité pour eux)… Les prix sont plus qu’abordables, un plat coûte entre 1 et 3€ et est généralement servi en grosse portion. Un plat pour deux pourrait presque suffire ! L’eau du robinet n’est pas potable au Ladakh, nous conseillons d’acheter de l’eau en bouteille (locale), ou de remplir sa gourde avec de l’eau filtrée qu’on trouve dans pas mal de petites épiceries. En montagne, il est nécessaire de filtrer l’eau ou de la purifier avec des pastilles style micro pur.

 

 


Faire du trekking au Ladakh

 

Partir avec une agence ou en autonomie sans guide ?

 

Faire du trek en autonomie est tout à fait possible au Ladakh : le bivouac est autorisé quasiment partout et il est assez simple d’organiser ses transferts. Mais il est tout de même conseillé d’avoir une très bonne expérience du trekking en solo, car les itinéraires sont peu / pas balisés, l’altitude complique tout et les secours ne viennent pas facilement. Cette option demande beaucoup de préparation en amont : il faut optimiser le poids de son sac, bien étudier son parcours et anticiper les potentiels accidents. Il est donc préférable de bien choisir ses treks, et se tourner vers des itinéraires fréquentés si on a peu d’expérience.

Il est également possible de réaliser certains treks en semi-autonomie ! C’est à dire qu’on marche seul sans guide, et on dort et mange dans des home-stay qui se situent dans les villages le long du trek. C’est une excellente alternative qui permet de faire vivre les petits villages isolés, et d’alléger considérablement son sac à dos.

Dernière option, la plus cool, mais la plus chère : partir accompagnés d’un guide, d’un cuisinier et de muletiers. Au Ladakh, il n’y a pas de porteurs comme au Népal, mais des mules ! Nous conseillons grandement de choisir cette option pour les treks de 5 jours ou plus, ou sur les itinéraires qui passent à plus de 4500 mètres d’altitude. Le gros avantage (en plus d’être guidé et bien nourri), est le gain de poids dans les sacs à dos. Et on peut vous assurer qu’à ces hautes altitudes, ça change la donne. Comptez au moins 60€/jour/pers avec une agence locale.

On trouve facilement des agences de trekking à Leh, qui proposent toutes plus ou moins les mêmes circuits. Lors de notre premier trek en autonomie (de Lamayuru à Chiling), nous avons sympathisé avec quelques guides et muletiers qui accompagnait un groupe. Adorables, ils étaient prêts à porter le sac de Betty quand ils ont vu qu’elle était en difficulté, et nous ont même offert du thé et des gâteaux à leur campement quelques jours plus tard. Le nom de cette agence est Absolutely Ladakh. Si vous souhaitez avoir un guide au top, nous vous conseillons de contacter notre ami Nantak sur sa page Facebook (en anglais).

 

Au lac Tso Moriri – Altitude 4590m

 

Choisir son trek au Ladakh, quelques idées

 

Le Baby Trek | 3 jours – 32 km – +981m -1271m | Altitude max : 3874m

Un itinéraire facile qui traverse la vallée de Sham et ses villages. Idéal pour se mettre en jambes après l’acclimatation, sans violence à une altitude tranquille.

Ce trek est réalisable en autonomie, en semi-autonomie ou avec guide/muletiers.

 

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Trek de Spituk à Stok | 3 jours – 39km – +1925m -1509m | Altitude max : 4815m

Second trek court et facile, qui permet de voir les beaux paysages et faire ses premiers pas dans le parc national d’Hemis.

Ce trek est réalisable en autonomie, en semi-autonomie ou avec guide/muletiers.

 

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La vallée de la Markha | 6 jours – 78km – +2502m -2019m | Altitude max : 5260m

Il s’agit du trek le plus connu et fréquenté du Ladakh. Au menu, montagnes colorées et vallées verdoyantes, de Chiling à Hemis !

Ce trek est réalisable en autonomie, en semi-autonomie ou avec guide/muletiers.

 

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Trek de Lamayuru à Chiling | 5 jours – 63km – +3131m -3305m | Altitude max : 4948m

Un superbe itinéraire peu fréquenté qui permet de franchir plusieurs hauts cols aux panoramas grandioses. C’est le premier trek que nous avons choisi de faire, nous y avons consacré un article spécial ! Il y a une variante à ce trek, qui rejoint le village d’Alchi.

Ce trek est réalisable en autonomie ou avec guide/muletiers (possible en semi-autonomie entre Lamayru et Sumda Chemno uniquement).

 

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Stok Kangri | 4 jours – 34km – +2551m – 2551m | Altitude max : 6153m

Le Stok Kangri est l’un des sommets à plus de 6000m qui est proche de Leh, son ascension n’est pas technique, elle se fait en alpinisme facile. Point info : son accès est fermé en 2020 et 2021, afin de protéger le glacier.

Ce trek est réalisable avec guide uniquement.

 

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Trek de Rumtse à Korzok | 7 jours – 98km – +3002m -2690m | Altitude max : 5435m

Ce circuit traverse les plateaux du Changtang, à quelques kilomètres de la frontière avec le Tibet. On y découvre les lacs d’altitude Tso Kar et Tso Moriri.

Ce trek est réalisable en autonomie (attention à l’absence d’eau), ou avec guide/muletiers.

 

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Trek du Chadar | 9 jours – 54km

Ce trek hivernal se réalise de janvier à fin février, et suit la rivière glacée du Zanskar. Une expérience assez incroyable, qui mène aux villages coupés du monde à cette période de l’année.

Ce trek est réalisable avec guide uniquement.

 

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Treks jusqu’à la vallée de la Nubra | 5 jours – 59km – +2037m -2431m | Altitude max : 5440m

Il existe 2 treks hors des sentiers battus, l’un part de Phyang jusqu’à Hunder, le second de Saboo jusqu’à Khalsar. Nous avons réalisé celui au départ de Phyang, où nous avons atteint nos limites avec l’altitude, dans un climat pas facile. Nous publierons peut-être le récit de cette aventure dans un article à part.

Ces treks sont réalisables en autonomie ou avec guide/muletiers.

 

 

Astuce : Le site internet de l’agence Ju-Leh Adventure répertorie les treks avec carte et détail des étapes, et en Français ! Ca aide à faire son choix, et en plus ils sont sympas. Nous aurions souhaité faire l’excursion au lac Tso Moriri avec eux, mais ils sont vite complets.

 

 

Conseils équipement pour un trek au Ladakh

 

Matériel trek Ladakh

 

Les essentiels pour partir en autonomie

Cette année, nous nous sommes pas mal rééquipés en matériel de montagne en vue de ce voyage, afin d’alléger notre sac au maximum. Nous nous répétons mais quelques kilos de moins peuvent faire la différence quand on se retrouve à grimper à 5000m d’altitude. Voici ce que nous avons emporté dans nos sacs pour nos 2 treks :

 

LE BIVOUAC

  •  Tente Big Agnes Copper Spur : un des modèles de tente ultra light, 3 saisons, légère et facile à monter (vraiment, ça prend 30 secondes). Le modèle 2 places pèse 1,4kg, c’est top ! Nous l’avons commandé en ligne chez Speck Sport, un petit magasin spécialiste du matos outdoor made in Vosges. Ils sont vraiment de bons conseils !
  • Sacs de couchage Sea to Summit Spark III : franchement, le sac de couchage parfait ! Chaud et ultra compressible, il a un peu changé notre vie de trekkeur  ; ) C’est assez bluffant, il est presque sous vide dans son sac de compression qui fait à peine la hauteur d’une gourde, et reprend tout son gonflant au bout de quelques minutes. Température de confort -2°C, limite -8°C, poids 660g. Vous trouverez plus d’infos ici et vous pouvez le commander .
  • Matelas : un matelas auto-gonflant est l’idéal afin de préserver son souffle en altitude. Nous n’avons pas de modèle précis à conseiller, les nôtres n’étant pas une référence…
  • Sac en soie : on se glisse dans ce petit sac avant de rentrer dans son sac de couchage, cela permet de rajouter quelques degrés de chaleur, ou bien de garder une certaine hygiène ! (le sac de couchage est moins facile à laver que le petit sac en soie). Nous possédons depuis quelques années des modèles Sea To Summit dont nous sommes ravis.
  • Sacs à dos Osprey : nous avons fait le choix de partir avec des sacs d’une contenance max de 50 litres, pour 5 jours de trek. C’est franchement l’idéal, nous avions un modèle Sirrus (femme) et Atmos AG (homme) de chez Osprey, la référence confort et robustesse en sac de randonnée.
  • Réchaud Jetboil Flash : ce petit réchaud permet de faire bouillir 1L d’eau en moins d’une minute, on trouve facilement des cartouches de gaz dans n’importe quel magasin d’équipement de montagne à Leh. (Plus d’infos sur le Jetboil sur leur site)
  • Couverts et tasses
  • Petite serviette en micro-fibres
  • Gourde filtrante Katadyn : nous fonctionnions habituellement avec les pastilles micropur, mais elles ne filtraient pas les particules présentes dans l’eau. Nous avons filtré l’eau lors de nos treks avec une gourde Befree Katadyn, que nous transférions dans nos gourdes classiques, et franchement ça marche plutôt bien ! Une fois vide, la gourde est compressible et le gain de place est là.
  • Repas lyophilisés : indispensable pour partir léger. On conseille également les purées en poudre et soupes. On trouve à Leh des nouilles instantanées, du chocolat et des gâteaux secs dans les nombreuses petites épiceries.
  • Lampes frontales : pour les nuits au bivouac. Nous avions nos fidèles Ledlenser avec batterie rechargeable.
  • Mini tapis de sol pour s’asseoir : on en voit déjà quelques-uns rigoler au fond de la salle 😉 Ne vous moquez pas… oui, on se fait vieux ! On a découvert ce type de tapis pliable il n’y a pas longtemps, et franchement, c’est tellement pratique surtout quand le terrain est mouillé et qu’on veut s’asseoir au sec.

 

S’HABILLER ET MARCHER

  • Chaussures de randonnée tige haute : une bonne paire de chaussure est à emporter, avec une membrane GoreTex et une bonne semelle. De notre côté, nous étions équipés d’une paire de Lowa Mauria GTX pour Betty, et de Millet High route pour Guillaume, deux très bonnes paires de chaussures de grande randonnée.  Si vous avez des chaussures neuves, nous vous conseillons de faire quelques randonnées avant d’attaquer les treks du Ladakh !
  • Vestes GoreTex Millet Kamet Light : parfaites pour affronter le vent aux cols et supporter quelques chutes de neige (même en plein mois d’août..!!). Nous conseillons ces modèles pour leur robustesse (nous les avons par la suite emporté à l’île de la Dominique et en Patagonie, rien à redire elles sont top et s’adaptent à tout climat).
  • T-shirts en laine mérinos : respirants et antibactériens, des indispensables lorsqu’on part plusieurs jours. Nous avions chacun 2 t-shirts pour 5 jours de trek.
  • Pantalon de randonnée
  • Polaire légère
  • Doudoune compressible : l’assurance chaleur qui ne pèse rien, au cas où.
  • Gants + bonnet
  • Bâtons de marche : à nos yeux un indispensable, le terrain n’est pas toujours évident et ça aide à préserver sa forme. Également utiles pour les traversées de rivières.

 

 

 

Trek au Ladakh : dans sa trousse de secours

Attention, le réseau téléphonique est catastrophique au Ladakh, et inexistant lors des treks, donc appeler les secours, on oublie. Nous avons préalablement et soigneusement préparé notre trousse de secours avec l’aide de notre médecin traitant. L’idée était de pouvoir réagir dans l’urgence si il nous arrivait quelque chose, et de pouvoir rejoindre le premier village en ayant eu des premiers soins. Nous avons anticipé les risques du mal des montagnes, d’une blessure ouverte, d’une potentielle infection, ou encore d’une entorse…

Encore une fois, partir seuls en trek dans cette région peut s’avérer risqué, nous conseillons donc d’être prudent et bien préparé, particulièrement avec sa trousse de secours !

Pour vous guider, voici le contenu de notre trousse de premiers soins :

  • Dolipranes + anti-douleurs forts
  • Anti-inflammatoires
  • Antibiotiques
  • Anti-diarrhéique
  • Médicament contre les infections urinaires
  • Antihistaminique
  • Pastilles mal de gorge
  • Spasfon
  • Arnica
  • Pansements pour les ampoules
  • Pansements classiques + spécial brûlures
  • Compresses
  • Lingettes désinfectantes
  • De quoi se faire un bandage
  • Pansement de sutures adhésives
  • Baume du tigre
  • Biafine
  • Crème à la cortisone
  • Collyre
  • Couverture de survie

Mal des montagnes :

  • Aspirine
  • Viaborpax (homéopathie douce)
  • Diamox

 

Livres, cartes, guides et sites web spécial Ladakh

 

Vous trouverez peu de guides papiers « connus » qui seront complets sur cette région de l’Inde. Le livre le plus complet (autant pour des informations pratiques que pour le côté culturel) est Ladakh, les guides peuples du monde. Une vraie bible ! Pour les idées de trek, le topo guide Grands treks au Ladakh Zanskar est très bien fait et aide à faire son choix (visiblement, on ne le trouve que d’occasion aujourd’hui). Pour préparer les treks et repérer les vallées secrètes, les cartes des Editions Olizane seront les meilleures qu’on pourra trouver pour ces zones.

 

 

 


 

Notre itinéraire de 3 semaines

 

 

Que voir et que faire au Ladakh ?

 

Jour 1 : arrivée à Leh et premier jour d’acclimatation. Visite de la ville (Leh Palace, Shanti Stupa, marchés…)

Jour 2 : second jour d’acclimatation à Leh.. Visite de la ville (Leh Palace, Shanti Stupa, marchés…)

Jour 3 : dernier jour d’acclimatation à Leh. Visite de la ville (Leh Palace, Shanti Stupa, marchés…)

Jour 4 à 8 : trek en autonomie de Lamayuru à Chiling (Cliquez pour lire le récit)

Jour 9 : repos à Leh, cours de cuisine de momos tibétains.

Jour 10 à 12 : road trip en taxi au lac Tso Moriri et au lac Tso Kar.

Jour 13 : repos à Leh, excursions

Jour 14 à 18 : trek en autonomie d’Alchi à la vallée de la Nubra.

Jour 19 : journée de route pour revenir à Leh

Jour 20 : repos à Leh, shopping.

Jour 21 : départ pour la France.

 


 

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** Ce voyage a été réalisé avec le soutien de Liligo, qui a été notre partenaire sur le transport aérien. Comme toujours, cela ne change en aucun cas nos récits et avis !

2 commentaires sur “Carnet pratique Inde : préparer un voyage et un trek au Ladakh

  1. Thomas

    Merci pour toutes ces infos pratiques !

    Le prix des taxis au Ladakh est fixe, c’est bien ça ? (j’ai trouvé sur internet une longue liste des prix de toutes les courses définis par le « Ladakh Taxi Union »). Du coup, pas besoin de négocier et pas de risque de se faire avoir.

    Ca peut en effet être bien pratique de réserver à l’avance via leh-ladakh-taxi-booking.com. Est-ce que les chauffeurs parlent anglais ?

    1. Betty

      Les chauffeurs parlent anglais (plus ou moins bien selon la personne, mais ça suffit pour communiquer 😉
      Les tarifs sur le site de Leh-ladakh-taxi-booking sont un peu plus élevés que si on fait appel à un taxi sur place, mais ça permet de se rassurer si jamais. Généralement, c’est le gérant de la guesthouse où tu loges qui se propose de réserver le taxi et qui négocie les prix. Avoir la grille tarifaire trouvée sur internet permet d’avoir effectivement une base pour vérifier qu’ils n’abusent pas 😉

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