Islande #3 : Au paradis de la géothermie, le long du lac Myvatn et de la F35

kerlingarfjoll

Le volcanisme… impossible de passer à côté, sur cette île qui s’est sculptée au fil du temps à travers les volcans. Outre quelques éruptions passagères, souvent très impressionnantes, les terres islandaises restent en constante ébullition. De nombreuses zones géothermiques parsèment cette contrée, véritables témoins que quelque chose se passe bien, là sous nos pieds.

La première partie de notre voyage : www.tripinwild.fr/road-trip-en-islande-sud

Partie 2, l’est et les Hautes-Terres : www.tripinwild.fr/road-trip-en-islande-est

 

Itinéraire de la troisième partie :

JOUR 9 : UNE JOURNÉE À TRAVERS LE NORD

Le lac Myvatn a été une très belle surprise pour nous. Étant donné qu’une piste des Hautes Terres non praticable nous a obligé à faire un détour par le nord, nous ne nous étions pas du tout renseignés sur cette région, et c’est avec un œil totalement nouveau et quelque peu « ignorant » que nous avons découvert les lieux. Sur le moment, nous étions déçus de devoir quitter les pistes pour retrouver la route 1. Et puis, nous sommes arrivés devant ce lac, entouré de volcans colorés et fumants, et sublimé par les lumières du coucher de soleil. Les regrets ont été rapidement effacés, le destin nous a amené ici, et nous comprenons pourquoi.

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Le site géothermique de Hverarönd – Námafjall

Cet endroit est tout simplement magnifique. Nous découvrons un sol travaillé par le volcanisme, bouillonnant, fumant et dans un cadre digne des plus beaux paysages qui existent. Un véritable festival de couleurs, et encore plus avec ce ciel bleu ! Le froid ambiant nous saisit, malgré l’air réchauffé par toutes ces fumerolles. Marres de boue, solfatare, sol repeint par le souffre… le tout dominé par la jolie montagne de Námafjall.

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Krafla et Viti 

Notre visite du lac Myvatn et de ses alentours fut pour nous l’occasion de pousser l’exploration des lieux jusqu’à la montagne Krafla afin de voir le cratère Viti. Il est rempli d’un lac d’une couleur bleue azur. Nous faisons le tour du cratère à pied, tout en savourant le bonheur de sentir les rayons du soleil sur nos visages.

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La piste F35 , retour dans le sud.

Cette piste, elle est facile et magnifique. Elle trace une longue ligne droite de 164 kilomètres à travers des paysages grandioses, entre les deux calottes glaciaires de l’Hofsjökull  et du Langjökull. Nous y arrivons et l’après-midi est déjà bien avancée, plus grand monde ne s’y aventure. C’est beau, c’est vaste, c’est désert. Nous nous y sentons bien.

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Hveravellir : la petite zone géothermale loin des sentiers battus

Ce n’est peut être pas la plus belle, mais son côté moins touristique et un peu plus « inaccessible » nous a séduit ! Un petit parcours est aménagé sur un ponton en bois, sillonnant entre sources chaudes et fumerolles, la vue sur les glaciers au loin. Une petite pause agréable pour découvrir quelques petites curiosités comme la source chaude Fagrihver et sa couleur d’un bleu profond, ou encore le solfatare Öskurhóll et son bruit sifflant. Quelques sentiers partent depuis le site, permettant ainsi d’explorer les alentours.

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hotspot

Dormir à Hveravellir

Le site dispose de deux refuges, pouvant accueillir en tout 43 personnes. On peut également choisir d’y planter la tente.

On y trouve également une petite piscine géothermale libre d’accès. On peut y rentrer à 20 personnes.

Prix : Camping 1.800 ISK / Refuge 7500 à 9300 ISK par personne et par nuit.

Infos et réservations :  hveravellir.is

camp

De notre côté, tous ces grands espaces nous donnent envie de partir à la recherche d’un endroit où l’on pourra faire un bivouac sauvage. Car c’est ce que l’on aime, et qu’il n’y a pas de meilleure manière pour nous de ressentir la grandeur des paysages Islandais. Nous tombons sur une piste secondaire, et prenons plaisir à nous perdre sur ces terres hostiles, à sortir encore plus des sentiers battus…

Au milieu de cet immense désert nous explorons, entourés de glaciers gigantesques et de montagnes encore enneigées. Le soleil décline doucement, nous offrant ses derniers rayons. Le silence règne, seul le vent qui souffle s’exprime… c’est à la fois déroutant et apaisant. On y est. C’est là, maintenant. Nous nous sentons enfin totalement seuls au monde….

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JOUR 10 : DANS LES MONTAGNES DES KERLINGARFJÖLL

Cet endroit, on mourrait d’envie de le découvrir. Alors que notre planning initial ne nous permettait pas de passer par ici, et grâce à notre « petit » changement de programme, nous avons pu y faire le détour. Nous bifurquons sur la piste F347. Nous dépassons le camping et continuons sans trop savoir ce que nous cherchons, sur la piste caillouteuse qui monte sec au milieu des montagnes. Le ciel est chaotique, le vent souffle fort et une fine pluie mêlée à de la neige frappe notre pare brise.  Et puis, des fumerolles apparaissent au loin, nichées au cœur des montagnes jaunes-orangées. Une piste sans issue, un parking et un décor de folie. Il fait un froid glacial, le vent et un peu de neige nous fouettent le visage.

Nous découvrons tout simplement la plus belle zone géothermique de notre voyage. Ici il n’y a pas vraiment de grandes curiosités, il s’agit « juste » de sources chaudes, de rivières bouillonnantes, et de petits trous fumants… mais le tout dans un cadre magnifique et avec des couleurs dignes d’une peinture. Des sentiers sillonnent au cœur de ce massif, magnifiquement torturé par le volcanisme.

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Kerlingarfjöll : infos pratiques

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Les montagnes et la zone géothermique de Kerlingarfjöll se situent dans une zone plutôt isolée mais facilement accessibles en été. Comptez 1h30 de trajet depuis Gullfoss, sur une piste facile jusqu’au refuge, et qui nécessite un véhicule 4×4 lorsqu’on entre dans les montagnes. Le site est libre d’accès et plusieurs sentiers serpentent dans ces montagnes. On peut également se rendre sur le site géothermique depuis les cabanes, à pieds.

Pour dormir sur place il y a des cabanes individuelles, des dortoirs communs et des emplacements de camping. On y trouvera également un restaurant. C’est généralement ouvert du 10 juin au 15 septembre.

Cabanes : entre 170€ et 270€ la nuit (à réserver très très longtemps à l’avance)

Dortoirs : entre 37 et 48 € la nuit par personne

Emplacement de camping : 14€ par nuit et par personne

Retrouvez toutes les infos sur le site kerlingarfjoll.is

 

À suivre : La découverte du cercle d’or

20 commentaires sur “Islande #3 : Au paradis de la géothermie, le long du lac Myvatn et de la F35

  1. wbcviolaine

    Ah Myvatn et Kerlingarfjöll… c’est tellement beau ces paysages ! On avait malheureusement pas eu le temps de faire Hveravellir ! La prochaine fois ! ^^ Merci pour la balade, ça me rappelle de beaux souvenirs !

  2. Marion

    La région du Myvatn et Namafjall avait été notre coup de coeur. Le hasard fait bien les choses alors, car il vous a amené au bon endroit 😀 J’adore toujours autant vous lire, et ce n’est que joie et re-joie de visionner vos photos. Vous êtes mes héros! \o/

    1. Betty Post author

      Merci beaucoup :) Je me souviens que tu nous avais conseillé cette région, et du coup, j’ai pensé à toi durant notre périple dans ces contrées 😉 C’est vrai que c’était très beau, on aurait aimé y consacrer plus de temps et ne pas y passer « en coup de vent »…

    1. Guillaume

      Bonjour Ronan,
      Merci pour les photos :)
      La doudoune bleue/vert, c’est une Haglöfs Essens II ; elle est très bien en général, mais pas parfaitement adaptée à l’Islande. Elle est en duvet naturel, le mieux pour l’Islande c’est plutôt une isolation synthétique qui gardera tout son pouvoir chauffant même mouillée.

  3. Ronan Kermel

    Merci Guillaume !
    Ce que j’ai repéré sur ce modèle c’est surtout une bande « stretch » sous l’aisselle, ça ne freine pas les mouvements, et c’est ça que je cherche.
    Niveau chaleur, elle est bien ? Jamais eu froid sur le trek ?
    Je vais faire le trek de Skogar à Landmannalaugar début août, je ne pense pas que j’aurais aussi froid qu’au Lofoten mais je me méfie :-)

    1. Guillaume

      Niveau chaleur, je n’ai pas eu froid sur ce trek, et je l’utilise aussi en journée (rando, ski de rando,…) en plein hiver dans les Pyrénées, les Alpes et également en Norvège (j’en avais une autre plus chaude pour les soirées à la recherche des aurores).
      Et niveau mouvements, je n’ai jamais eu à m’en plaindre, elle permet de se faire oublier dans des activités techniques.

      Après, comme je le disais dans le 1er commentaire, il y a mieux pour faire le trek : comme elle est en duvet naturel, il ne faut pas qu’elle prenne l’eau, sinon elle perd son pouvoir chauffant. Le 1er jour du trek, j’avais la doudoune sur moi et j’ai ouvert le poncho 2 minutes sous la pluie; résultat, doudoune trempée. Avec une synthétique, tu n’as pas ce problème. A toi de voir 😉

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